Problème 3_2 moins
C’est le problème 3 _2 étendu aux entiers négatifs en changeant le signe
Soit à définir l’application F dans IN telle que Un+1 = F(Un)
La forme explicite de F se décompose en :
F0(x) = x/2 |
pour x = 0 mod 2 |
ou bien en posant x = 2 n (n entier naturel) : |
2 n + 0 → n |
F1(x) = (3 x - 1) / 2 |
pour x = 1 mod 2 |
ou bien en posant x = 2 n + 1 : |
2 n + 1 → 3 n + 1 |
Illustration graphique
En rouge les points de la droite y = x / 2 ,en vert ceux de la droite y = ( 3x – 1) / 2 et en bleu la droite y = x
Le graphique permet de vérifier que 1 est un point double donc un point de convergence et que la suite 5 – 7 – 10 – 5 est une boucle. Il en existe une autre un peu plus loin.
Itération de l’algorithme
En dédoublant n en 2 n et 2 n+1 on obtient les formules de F2
4 n |
→ |
n + 0 |
4 n + 2 |
→ |
3 n + 1 |
4 n + 1 |
→ |
9 n + 1 |
4 n + 3 |
→ |
3 n + 2 |
On peut ainsi définir de proche en proche les formules de Fn qui comprend 2n lignes.
Il ressort de ces premières lignes que 0 est un point fixe isolé et 1 un point de convergence.
On a ici une autre façon de révéler la boucle 5 – 7 – 10 – 5 pour n = 0 dans F 3 .
La chasse aux boucles :
Parmi les lignes de F 3 on relève : 8 n + 5 → 9 n + 5, plus loin : 8 n + 7 → 9 n + 7 puis : 8 n + 10 → 9 n + 10
Les formes explicites sont Fa3 (x) = ( 9 x – a) / 8 où a vaut respectivement 5 , 7 , 10 et le rapport Fa3(x) / x vaut 1 pour x = a
1 apparaît donc comme une valeur approchée par défaut de 9/8
Pour révéler une éventuelle nouvelle boucle il convient d’examiner les puissances de 3 légèrement supérieures à une puissance de 2 autrement dit la proximité du rapport k log(3)/log(2) avec un entier :
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
7 |
1,58 |
3,17 |
4,75 |
6,34 |
7,92 |
9,51 |
11,09 |
7 log(3) / log(2) étant légèrement supérieur à 11 , 37 est « légèrement » supérieur à 211
Dans la définition de F11 on retrouve 11 lignes de la forme 211 n + a → 37 n + a avec a prenant les valeurs 17, 25, 37, 55, 82, 41, 61, 91, 136, 68, 34 d’où la boucle
Un algorithme par conjugaison
examinons les enchaînements suivants :
2 (2 n) + 1 → 6 n + 1 = 2(3 n) + 1
2 (4 n + 1) + 1 → 12 n + 4 → 3 n + 1 ← 2 n + 1
2 (4 n + 3) + 1 → 6 n + 5 = 2 ( 3 n + 2) +1
Si x = 2 n +1 le paramètre n sert de code à x ainsi qu’à la relation entre x et F(x) . Les codes s’enchaînent selon l’algorithme suivant :
2 n |
→ |
3 n |
4 n + 1 |
→ |
n + 0 |
4 n + 3 |
→ |
3 n + 2 |
A partir de 8 on a : 8, 12, 18, 27, 20, 30, 45, 11, 8 qui sont les codes de 17, 25, 37, 55, 41, 61, 91, 23 .
Le dernier 23 est l’image réciproque de 34.
La recherche d’une nouvelle conjugaison se heurte à l’apparition d’une infinité de lignes
L’arbre des suites possibles pour l’algorithme initial :
On distingue 3 composantes connexes Les antécédents de 1 ,ceux de 5 et ceux de 17. On ne peut exclure l’existence d’autres composantes connexes.
Début de l’arbre des antécédents de 1
1 |
|||||
2 |
1 |
||||
4 |
|||||
8 |
3 |
||||
16 |
6 |
||||
32 |
11 |
12 |
|||
64 |
22 |
24 |
|||
128 |
43 |
44 |
15 |
48 |
|
Début de l’arbre des antécédents de 5
5 |
||||||
10 |
||||||
20 |
7 |
|||||
40 |
14 |
5 |
||||
80 |
27 |
28 |
||||
160 |
54 |
56 |
19 |
|||
320 |
107 |
108 |
112 |
38 |
13 |
|
640 |
214 |
216 |
224 |
75 |
76 |
9 |
Début de l’arbre des antécédents de 17
17 |
|||||||
34 |
|||||||
68 |
23 |
||||||
136 |
46 |
||||||
272 |
91 |
92 |
31 |
||||
544 |
182 |
61 |
184 |
21 |
|||
1088 |
364 |
122 |
41 |
368 |
123 |
42 |
|
2176 |
728 |
243 |
244 |
82 |
736 |
246 |
84 |
En gras les antécédents de 17 de la boucle.
Les antécédents des multiples de 3 sont des multiples de 3 et constituent des branches mortes de l’arbre. Ex 21, 42, 84,..
Les antécédents des multiples de 3 plus 2, n’ont qu’un antécédent leur doubles
Les antécédents des multiples de 3 plus 1 ont 2 antécédents : leur double (en dessous) et l’antécédent par F1 (à droite)
Esquisse de l’arbre des antécédents de 3 n + 1
3 n + 1 |
← 2 n + 1 |
6 n + 2 |
|
12 n + 4 = 3 (4 n + 1 ) + 1 |
← 2 (4 n + 1) + 1 = 8 n + 3 |
4k ( 3 n + 1 ) = 3( 4k n + ( 4k – 1 )/3 ) +1 |
← 2 (4k n + ( 4k - 1)/3 ) + 1 |
4k = (1+3 )k = 1 +3k + 32h) avec h entier (début du développement de Newton ) d’où (4k – 1) / 3 = k + 32h
Ainsi 2 (4k n + ( 4k - 1)/3 ) + 1 est congru à 2 n + k + 1 modulo 3
Dans une suite de trois lignes bleues à gauche on a un antécédent vert à droite
une suite de la forme 4k n sera désignée comme une branche (féconde) de l’arbre et leurs antécédents jusqu’à un impair multiple de 3 sera baptisé rameau.
Si on pose u telle que 2n + 1 → 3 n + 1 et v telle que 4 n + 3 → 3 n + 2 un rameau relie un multiple impair de 3 à un entier divisible par 4 par la composée d’un nombre quelconque d’applications u ou v
Le plus court part d’un impair multiple de 3 ayant pour image un multiple de 4
Autrement dit : 24 n + 3 --> 36 n + 4.
Pour n = 0 on retrouve 3 et 4 dans les antécédents de 1
Par ailleurs comme 36 n + 4 → 18 n + 2 → 9 n + 1 ce dernier est un marqueur de ces rameaux les plus courts.
Sur une même branche on retrouve un tel marqueur en multipliant par 43 =64
64 (9 n + 1) = 9 x 64 + 63 + 1 = 9 ( 64 n + 7 ) +1
En donnant à n des valeurs entre 1 et 6 on n’est plus nécessairement sur la même composante connexe de l’arbre des suites :
10 → 5
19 → 28 → 14 → 7 → 10 → 5
28 → 5
37 → 55 → 82 → 41 → 61 → 91 → 136 → 68 → 34 → 17
46 → 23 → 34 → 17
55 → ...17
et avec 64 on revient aux antécédents de 1
On n’a pas prouvé ici qu’il n’y a pas d’autres composantes connexes à l’arbre des suites possibles
D’autres régularités dans l’arbre des suites possibles
La composée de k applications u ou v s’expriment par : 2h n + b → 3k n + d
(h – k correspondant au nombre d’applications u)
En posant p(k) = 3k et en remontant dans l’arbre par une multiplication par 4p(k) on retrouvera une fraction de rameaux semblable à la précédente :
Rappelons que pour a et h entiers ( 1+ a )3 = 1 + 3 a + a2 h et notons que 4 est égal à 1 modulo 3
Supposons que 4 p(k) soit congru à 1 modulo p(k) soit : 4 p(k) = 1 + p(k) H (avec H entier)
4 p(k+1) = (4p(k))3 = 1 + 3 p(k) H + (p(k) H)2 h avec 3 p(k) = p(k+1) d’où :
4 p(k+1) = 1 + p(k+1) + p(k+1). p(k-1) H2 h ce qui prouve que pour tout k entier 4 p(k) est congru à 1 modulo p(k)
Revenons au produit de :3k n + d par 4p(k) :
4p(k). 3k n + d. 4p(k) = 3k ( 4p(k) n ) + (4p(k) – 1) d + d
avec (4p(k) – 1) multiple de p(k) c’est à dire de 3k d’après ce qui précède
Soit h(k) tel que (4p(k) – 1) = 3k h(k) on obtient l’expression 3k ( 4p(k) n + d.h(k)) + d
autrement dit, à n, on a substitué 4p(k) n + d.h(k)
L’antécédent de 3k n +d qui est 2h n + b est donc remplacé par 2h (4p(k) n + d.h(k) + b
ces 2 derniers termes n’étant pas dans la même classe modulo 3
On retrouvera une fraction de rameau formé des mêmes applications u et v du départ portant sur des entiers beaucoup plus grands !